lundi 23 janvier 2017

Squelettor gardien du pays d'Os

Ne me regarde pas ainsi Squelettor !
Les os que j'utilise pour faire naître des créatures,  je les découvre dans les bois.
Mes amis du pays imaginaire m'en apportent aussi beaucoup.
Ravale ta colère et essaie de comprendre . j'aime à penser que ces os  s'éveillent à  une nouvelle vie, non plus dans un corps de chair, mais sous l’apparence de créatures fantastiques  .
Quelle merveilleuse pensée que l'espoir de renaître sans cesse sous d'autres formes, dans d'autres lieux, dans l'autre monde. Celui de féerie.
Fais en sorte, mon ami, que de temps à autres me parviennent ces ossements si précieux à révéler mon imagination.
Et ne t'inquiète plus, gardien, je leur redonnerai  souffle,  forme et couleur de vie.
Fais moi confiance, je ne te décevrai pas. 
                                                                  jjr














dimanche 22 janvier 2017

Farrus le Korrigan









Farrus, le Korrigan, lointain cousin du lutin breton, vivait dans les bois qui jouxtent le petit village de Saint- Lary Boujean. Il est le dernier d'une longue lignée qui peupla longtemps nos forêts commingeoises. Abattu au dix huitième siècle, pendant les troubles révolutionnaires de la seconde république en Comminges, par les caps bourrut pyrénéens. Son trophée appartient de nos jours à la Duchesse Karina Farrinella de Samsah . La tête naturalisée de la créature est visible sur rendez-vous en son château de la Taupeboujean.
JJR

dimanche 8 janvier 2017

Le repère




















Janvier marque le début de l'année et plus précisément  la réunion annuelle des créatures du Comminges.
Elles se réunissent, au lieu dit le Repère, pour communier sur leur désir de déplaire aux humains. Les effrayer le plus souvent possible, mais surtout pour les initier à la différence, et à tous les possibles.
Leurs icônes, la reine Fourmigogne et le roi Dogauberg récitent inlassablement, dans l'antre malfaisant,  les versets du grand livre imaginaire.
Les créatures s'en imprègnent avec force et conviction, afin de nous faire douter des réalités et de nous convertir à cette croyance délicieuse, celle d'un monde parallèle, d'un imaginaire Commingeois.
JJR



dimanche 11 décembre 2016

Croquenotes, la Gorgone






Les gorgones dans la mythologie grecque, évoquent des créatures malfaisantes. Elles ont le pouvoir de pétrifier toutes les personnes qui les observent. Celle qui nous occupe, croque à pleine bouche toutes les notes de musique au son cuivré. Les saxophonistes, trombonistes, trompettistes, et autre clarinettistes en ont une peur bleue. Croquenotes avale sans distinction blanche, noire, ronde ou croche. Une fois rassasiée, de toutes ces notes chaudes et langoureuses, elle fait une pause et se mure dans le silence. Les musiciens respirent, et se la joue solo. Ils soufflent sans demi mesure, avec rythme et en accord pour échapper à la croqueuse et éviter la fausse note.
JJR
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lundi 21 novembre 2016

Trolldingue le Viking




































Au douzième siècle, la Vicomté de Nébouzan comprenait plusieurs paroisses qui formaient ce qu'on appelle une Viguerie. Un château Comtal veillait à mettre en sûreté toute la population des villages contre les pillards ou d'éventuelles guerres. De nos jours, il ne reste plus dans nos Pyrénées que quelques places fortes, à l'allure fière et entourée de grands murs solides. Ces forteresses colonisées par des familles entières  de Trolls, sales et hideux, terrifient par leurs cris le visiteur crédule venu admirer nos vestiges du passé. C'est avec l'envahisseur viking qu'est arrivé leur chef, Trolldingue, premier troll norvégien et colonisateur de nos terres gasconnes. Idolâtré par les siens, son effigie s'affiche encore sur les murs en terre des grandes salles obscures.
JJR



samedi 12 novembre 2016

Le Griffon de Sainte Germaine












Sainte Germaine, patronne des faibles, des malades, des déshérités, et des bergers occupe en pays Nébouzan une place considérable dans le cœur des commingeois.
la statue qui la représente avec sa quenouille accompagnée d'un mouton et d'un tablier ouvert sur un bouquet de roses , rehausse par ses couleurs nos chemins de campagne. 
Si l'on y regarde de plus prêt, le regard sensible aux différences, Germaine Cousin, de son vrai nom, protège aussi les créatures du pays imaginaire. A ses pieds, on peut apercevoir  un Griffon, animal légendaire. Quand elle gardait les moutons, jamais une brebis ne s'égarait et jamais non plus les loups pourtant nombreux à  cette époque n'attaquèrent le troupeau. Son griffon les en dissuadait.

JJR

samedi 1 octobre 2016

La bête Duboisdalan















Au commencement de juin de l'année 1764, une femme de Langogne, qui gardait son troupeau de bœufs, fut attaquée par une bête féroce. Ce sera la première victime de la bête du Gévaudan. Cette histoire est connue de tous. Une centaine de personnes trouva la mort sous les crocs de la créature. Jean Chastel, paysan de la région, qui tua le monstre à la Saugne d'Auvert est aujourd'hui impliqué par les historiens et documentalistes comme l'instigateur probable de cette tuerie. Cette théorie fondée sur les rumeurs, les soupçons, les ouï-dire de l'époque reste une hypothèse. L'histoire de la Bête, un mystère à jamais.
Nous aussi dans notre pays du Nébouzan, nous racontons à nos enfants, et petits enfants une histoire similaire. Bien moins sanguinaire, mais énigmatique à souhait.
Au commencement de l'automne, il y a de cela bien longtemps, un jeune garçon qui cherchait des champignons, croisa dans la forêt Duboisdalan une créature extraordinaire.
Effrayé, il pris ses jambes à son coup, et revint au village en racontant à qui voulait l'entendre  son incroyable rencontre. Les villageois septiques et quelque peu moqueurs ne donnèrent que peu de crédit au dire de l'adolescent. Celui-ci meurtri par le manque de confiance que lui accordèrent ses congénères, et armé de son seul courage, retourna dans la forêt pour chercher la Bête et s'assurer de sa bonne santé mentale.
Les heures et les jours passèrent , le jeune garçon ne revint pas au village. Sa disparition reste toujours inexpliquée aujourd'hui encore, mais chose étrange ce jour là , la forêt Duboisdalan c'est tapissée d'une nuée de cèpes qui dura de longues semaines après sa disparition. Les villageois gardent en mémoire cette triste affaire. La peur les tenaillent et ils restent sur leur garde, les années ou les récoltes de champignons sont prolifiques. Ils craignent de rencontrer la Bête et de s'évaporer comme le jeune garçon, dans les futaies à jamais.

JJR

mercredi 14 septembre 2016

Le Diable vauvert
















On disait autrefois aller au diable vauvert.
Cette expression signifie à l'origine faire une expédition dangereuse et lointaine.
Dans notre terre du Comminges, il existe encore des lieux  hantés par les revenants et les démons. Une longue marche dans les forêts épaisses et les landes ventées du piémont pyrénéen nous dévoile parfois ces sanctuaires. Ils ont mauvaise réputation. Ceux qui s'y aventurent sans croyances ni respect, trépassent et sont emportés par les esprits maléfiques, au diable vauvert.

JJR