vendredi 1 juillet 2016

La Chaleuvre







L'allure  sinueuse, l'humeur plutôt boudeuse.
La peau  visqueuse, la crinière nuageuse.
La Chaleuvre  feule  de peur.
  Son attaque est courageuse sa morsure venimeuse.
L'humain cri sa répulsion.
Son esprit serait-il troublé par la gueuse?
 Aurait-il peur de cette  ensorceleuse? 
JJR   
                                                

mardi 28 juin 2016

Le Ragondlin araignée, de la forêt des bois flottés








Approcher  l'homme aux bois flottés n'est pas sans risques. Il longe la Garonne des heures durant à la recherche d'une ramille blanchie, ou d'un bâton roulé par les eaux . Ces pièces uniques façonnées par la nature, participe à son bonheur.
Un jour de juin, dans la vallée de l'ourse en Barousse, Je l'ai accompagné pour y guetter ce merveilleux petit animal, le ragondlin araignée.
D'une rapidité inouïe, il se déplace dans le lit des torrents,  s'envolant parfois d'une rive à l'autre à la poursuite d'une demoiselle aux scintillements verts et bleus.
Croiser ce mille pattes aux dents tranchantes est rare, j'en ai encore les yeux humides à l'évocation de cette apparition.
Merci à toi homme des forêts pour cette rencontre hors du commun, d' une si curieuse créature.
                                        
                                          JJR                                             

lundi 13 juin 2016

Viserion le dragon de Paulina Darnerys stormborn de la maison Targaryen












En ce dimanche après midi, Paulina targaryen, mère des dragons, cherche désespérément dans la grande mer d'herbe , Visérion, son spanx.
Pour cela elle crie à qui veux l'entendre:" ou sont mes dragons, ou est mon spanx Viserion.
Touché par sa détresse, Jjr Lannister  dit le lutin entreprends de l'aider dans sa quête. Pour qu'elle retrouve sa couronne de reine des Andals, ses titres de khaleesi de la grande mer d'herbe, briseur de chaines et mère des dragons.
Ensemble, nous fouillons chaque recoin de notre imaginaire des heures durant, et finissons par le découvrir,  errant dans la comté, la gueule grande ouverte, à souffler les flammes de l'enfer.
Kaleesi Paulina heureuse de le retrouver, redevient reine en son royaume. 
Episode Commingeois de la saison six du trône de fer de George r. r. Martin.
                                                                                           jjr

samedi 28 mai 2016

Le faux Bourdon Jaunus







Très connu des naturalistes, presque aussi gros qu'un canard colvert, cet insecte géant effraie tous ceux qui le rencontre.
Il aime virevolter à proximité des étendues d'eau ou dans les vieux jardins abandonnés .
Son aspect débonnaire et ses couleurs aux reflets chauds, n'en cache pas moins un monstre, un prédateur capable  avec sa bouche munie de stylets perforateurs et suceurs, de pénétrer profondément les tissus humains qu'ils rencontrent et d'aspirer le sang dont il s'alimente. 
Dans les années  mille neuf cent vingts les petits villages commingeois de Castéra-Vignoles, Escanecrabe et Rebirechioulet ont été déclaré villages martyr. Un nuage jaunâtre composé de milliers de ces bestioles volantes les a dévasté et laissé exsangue de toute humanité.

                                                                                                                jjr

                                                                                                              

lundi 16 mai 2016

Lucius Géraud Bermugius le Lycan









Il y a de cela bien des années, dans un petit lycée de notre province commingeoise, enseignait et vivait un grand professeur de mathématiques et recherches appliquées. Il se nommait Lucius Géraud Bermugius.
Cet homme aux habitudes et attitudes hors du commun, passait pour un illuminé. Il adorait chercher et trouver les racines carrées de chaque nombre parfait qui croisait son chemin. Le rectorat conscient de la valeur intrinsèque de l'homme lui accorda les palmes académiques. Cette distinction acheva de le rendre fou au point qu'il clamait à qui voulait l'entendre que sa vie était faite d'aventures plus extraordinaires les unes que les autres.
L'homme avait par une belle nuit de janvier mille neuf cent soixante quatorze aperçu la grande chevelure de la comète Kohoutek (alors qu'il était presque aveugle).
Touché, lors d'une ballade en mer sur une périssoire high-tech prés de Collioure et vêtu d'un pull-over rouge , rien de moins qu'un sous-marin nucléaire.
Il prétendait pouvoir obtenir en deux  jours une barbe de six mois pour faire la nique a un élève de terminale certes de bonne volonté, mais qui avait eu l'audace de se présenter à lui affublé d'un léger duvet sur les joues.
Un jour pourtant dans ce pays de l'imaginaire qui est le notre, arriva l’inévitable. Deux adolescents vampires, Joelius Russus et Christinus berrus suceurs assidus des mimiques et attitudes caricaturales du professeur crièrent assoiffés de sang dans le couloir du lycée:"Il arrive lunettes aux vents".
Touché au plus profond de son être et ne pouvant supporter plus longtemps l'attaque des buveurs de sang , il se transforma en lycan (voir les photos ci-dessus, obtenues non sans mal par le père d'un jeune de terminale, gendarme a la DSGE commingeoise).
Lucius Géraud Bermurius dans son état de lycan livra une bataille exemplaire. Pourchassant dans une classe de trente six élèves les deux vampires qui s'y étaient volatilisés. 
Pour cela, une heure durant il appliqua une vieille recette de ses ancêtres Loups- garous, en demandant a chaque élève garçon d'aboyer à la mort. Il fut a deux doigts de réussir, et découvrir les fauteurs de troubles.... . Mais les Vampires tenaient leur jour de chance. La sonnerie du lycée retenti, et les deux compères filèrent se réfugier dans la crypte familiale avant même la tombée de la nuit. 
                                                                                                                         jjr

mardi 8 mars 2016

Le Christianus Bons hommes















Dans l'idéologie Cathare, l'homme est souvent mauvais. Pour le sauver de ce monde matérialiste mis en œuvre par Satan, Dieu a envoyé l'esprit pour le libérer et le ramener vers lui par la spiritualité. Les idées, à cette époque, sont que les âmes des parfaits reviendrons au seigneur lorsqu'elles atteindrons la perfection et après être passées dans plusieurs corps célestes et terrestres. De tels propos et les attaques répétées contre les sacrements et la richesse de l'église,
ne pouvaient qu'irriter les catholiques. L'inquisition se met alors en marche sous la forme d'une croisade armée, à l'appel du pape Innocent III et sous les ordres des seigneurs de Montford durant de longues années. Malgré les massacres répétés quelques Bons Hommes auraient fuis les terres du Couseran pour se réfugier dans les coteaux Commingeois. On peut en rencontrer errants sans fin à la recherche du trésor caché, le Graal. Il vous faudra un œil aguerrit et les idées ouvertes à la spiritualité pour les dénicher. Ils apparaissent quelques fois prés des murailles de vieux châteaux forts. Leurs formes sont étonnantes et peuvent réveiller nos craintes ancestrales. Celui que vous voyez sur les clichés est un Christianus Bons Hommes. Pas très grand, un peu sourd d'oreille, peut être soixante dix ans d'âge et toujours prêt à vous rendre service si vous savez vous en approcher. Il est dans son septième corps terrestre. Le prochain lui donnera une apparence humaine,sous la forme d'un cycliste confirmé. Si vous laissez votre âme en éveil, vous le rencontrerez dans sa dernière quête. Les chemins de Compostelle. 
                   


 
                                                                                                              jjr










mardi 12 janvier 2016

Le dragon des greniers








J'ai entendu du bruit dans mon grenier, des feulements me semble-il ! A peine ai-je passé la tête par la trappe qui y conduit, qu'une créature volante surgit de derrière des tasseaux de bois et un empilement de vieux pneus. Immédiatement, je reconnais l'allure et les couleurs chatoyantes d'un dragon des greniers. Ces horreurs naissent et se développent dans le fatras et les vieux cartons. Elles sont constituées de tout ce que l'on peut trouver dans ce lieu. Celui que j'ai sous les yeux et qui me fixe avec méchanceté semble fait d'un  compresseur métallique hors d'usage, d'un ancien support pour sapin de noël, de grillage, de vieux os et de laine. Il souffle sa colère avec force et devient menaçant. Je n'ai plus le choix, il me faut rebrousser chemin.
Voila ce qu'il arrive quand on entasse sans discernement dans les combles. Les dragons des greniers en font leur territoire. Il ne me reste plus qu'à attendre le printemps prochain, pour astiquer, ranger, nettoyer à fond ce nid à vermines et espérer voir s'envoler pour toujours la créature. 
                                                                                                                                 jjr   

mercredi 9 décembre 2015

L'Hydre Claudius nadeli gersus


Il y a quelques temps, je parcourais le très sérieux National Géographic. Un très long article détaillait la découverte d'un nouvel homme préhistorique mi- homme mi-australopithèque, qui bouleverse les théories sur notre évolution. Peut-être le chaînon manquant ? Il se nomme homo nadeli (l'homme des étoiles) et vient d’être mis au jour dans une grotte d'Afrique du sud.
Cette lecture me laissa songeur. Je continuais à feuilleter la revue la tête emplie de rêves de découvertes hors du commun, jusqu'au moment où un nouvel article attira mon attention.
Dans le Gers, en France, il aurait été aperçu une créature monstrueuse à trois têtes. Je me remémorais alors cette histoire ancienne de la mythologie grecque, qui parlait d'un monstre possédant plusieurs têtes, dont l'une immortelle. Celles-ci se régénèrent doublement lorsqu'elles sont tranchées, et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhale un puissant poison. 
 La bestiole divaguerait dans les cépages de blanc du Gardera, non loin du petit village de Bretagne-d'Armagnac et sèmerait l'effroi dans tout le vignoble gersois.





A l'évocation de ce récit, mon sang ne fit qu’un tour. Moi l'imaginanthropologue, je venais de faire le lien  entre la bestiole entrevue, les derniers dinosaures et leurs plus proches parents aujourd'hui : les volailles de nos poulaillers et les oiseaux de nos jardins. Se pouvait-il que ce soit l’élément manquant ?
Ma nuit fut longue, tourmentée par les visions chimériques de  l'hydre tricéphale. Au levé du jour, je rassemblais mes affaires, empoignais mon filet à papillon, ma casquette stetson, mon appareil photographique et, au volant de ma mimix, je prenais la direction des contrées gersoises.
Le voyage faisant et afin de reprendre des forces, et oui, il allait me falloir affronter le monstre, je décidais de m'arrêter chez ma sœur et son cuisinier de mari qui prépare, à merveille, les escargots à la mie de pain, un délice sans nom.
Les retrouvailles et les escargots furent à la hauteur de la tâche qui m'attendait. Le repas, arrosé d'un petit vin du terroir, fut finalisé par la prise d'un très vieil Armagnac qu'on ne trouve que là-bas.
Vers les quinze heures, j’étais fin prêt à rencontrer la créature du Gers.
A mon grand étonnement, il ne me fallu pas longtemps pour apercevoir le fabuleux animal. Il était là, planté dans les vignes, immobile et terrifiant. Ma tête tournait devant ce sortilège et mon ventre semblait vouloir exploser. Allez y comprendre quelque chose.
Ne regardant que mon courage et malgré une vision troublée par la chaleur, je pris quelques clichés de la créature. Celle-ci, au bruit du déclencheur photographique, prit ses pattes à son cou et détala dans les rangées de vignes, me laissant seul, incrédule, devant cette vision prodigieuse.
En revenant chez ma sœur, je me demandais qui allait bien pouvoir me croire.
Heureusement pour moi, j'avais entre les mains, les preuves irréfutables de son apparition.
Quelques photos imaginées...
                                                                       jjr