dimanche 1 mars 2015

L'oiseleur


Les enfants des villages pyrénéens, pour éloigner les loups affamés en hiver et l'ours vorace au printemps, chantaient jadis cette chanson :
Oiseleur, enfant de malheur, tu ne portes pas bonheur. Va fourrer ton nez ailleurs car tu pourrais nous faire peur.
Il me semble qu'elle continuait ainsi :
Oiseleur, sale menteur, l'ours et le loup sont morts de peur. Va voir ailleurs, oiseau moqueur, car tu pourrais nous faire peur.
La fin je ne m'en souvient plus . Mais s'il fallait en trouver une, je dirais :
Oiseleur ensorceleur, l'ours et le loup chantent avec nous. Va voir ailleurs pour ton bonheur. Tu ne peux plus nous faire peur.
                                                                                                   jjr








samedi 28 février 2015

Crap' l'embrouille


 Si sur les chemins commingeois tu te perds, ne sois pas surpris de le rencontrer lui. Crap' l'embrouille.
Cet amphibien à cinq pattes  te proposera sûrement de l'accompagner pour visiter et admirer, en sa compagnie, les plus beaux sites de la contrée.
Évite de le suivre ! Les dessins de ce flamboyant batracien sont machiavéliques.
Une fois qu'il t'aura définitivement perdu, et crois moi, il est passé maître dans cet art, il te faudra monnayer ton âme si tu veux retrouver ta route.
Le Comminges est un beau pays, sauvage, envoûtant par sa lumière, grandiose par ses montagnes, surprenant par ses créatures. 
Mais si tu n'as pas un bon  guide, suis mon conseil.
Passe ton chemin, l'ami.
jjr





samedi 3 janvier 2015

Grandsifflet l'oracle



La fin du monde est annoncée pour le vingt et un décembre deux mille douze.
Nous sommes  mercredi dix neuf décembre et je suis occupé à faire mes valises.
Je ne saurais quitter cette planète sans un semblant d'ordre  autour de moi .
Cela fait,  je pourrai mourir l'esprit tranquille.
J étais à deux doigts de terminer mon labeur quand apparait devant moi un oracle Maya.
Habitué à voir ou apercevoir de nombreuses créatures extraordinaires, je ne perds pas mon sang froid et questionne même la bestiole.
-Que venez vous faire chez moi ?
Celle-ci me scrute un long moment de ses petits yeux ronds, puis m'annonce en langage aztèque que je comprend, je ne sais par quel miracle, que tout cela n'est que foutaises et que rien ne va venir mettre à mal notre bon vieux monde.
Ayant quelques connaissances sur les créatures, je n'ai aucun doute sur la véracité de ses propos.
Soulagé mais curieux de comprendre pourquoi nous allons échapper une fois de plus à la prédiction, je le presse de m'en dire un peu plus.
L'oracle fait alors vibrer sa lance plume et me rétorque :
- Terrien, ta mère la terre n'est pas décidée à mourir sur de simples prévisions humaines et il vous faudra retrouver le sens de l'humilité si vous voulez un jour comprendre les sortilèges qui gèrent la vie et la mort de toute chose.
Il n'en dira pas plus.
Je me risque alors à une dernière question.
- Quel est ton nom oracle ?
Grandsifflet dit-il en disparaissant. 
                                                                                     jjr




jeudi 1 janvier 2015

Satyre puant des bois de Peyruquet













Le satyre puant remarquable, d'un beau vert gluant, est peu commun dans nos Pyrénées.
La forêt de Peyruquet, peuplée de sous bois humides et de grands feuillus, reste  le seul endroit où l'on peut espérer l'apercevoir.
L’espèce est dangereuse ; la créature, si elle vous mord, diffuse dans votre corps une substance toxique : la muscarine.
Les premiers symptômes se déclarent deux à trois heures après la morsure.
Il s'en suit des vomissements, des diarrhées, une hyper sudation et un ralentissement du rythme cardiaque.
La mort reste aujourd'hui  encore une fin logique pour les imprudents.
Les plus courageux pourront peut être, avec un peu de chance, le croiser.
Il dégage une odeur soufrée qui inonde, par sa pestilence, les  feuillages verts du début de printemps.
                                                                                                                            jjr

mercredi 31 décembre 2014

La fée

La fée des mousses a la crinière rousse.
Le nez long et branchu, la robe moussue.
La fée verte est une femme experte.
De ses longs doigts de bois elle caresse le froid.
La fée des chardons est aussi un peu sorcière.
De son spectre végétal elle retient nos envies prisonnières.
Fée des mousses, fée verte, fée des chardons donnez nous les secrets de l'imagination.
 Élixir nécessaire aux rêves et à l'évasion.
                             jjr

dimanche 1 juin 2014

Aliénor le diable chaumontais


Le diable de Chaumont, vivait jadis sur les bords du lac Léman.
Durant les grandes pandémies de peste et de choléra, il emporta en enfer plus que son saoul d'âmes humaines.
Les croyances religieuses des derniers siècles firent reculer ses méfaits et confinèrent les disciples du grand Lucifer dans des contrées reculées telles que la montagne du Vuache ou le mont Saléve à la frontière de la Suisse. 
Dépité par leur manque de réussite, Lucifer les rappela tous en enfer
sauf un qui mourut de froid au pied du Vuache, à l'entrée du village de Chaumont. D’où son nom.
Si cette légende vous intéresse, vous pourrez admirer au muséum d'histoire naturelle de Genève, la tête embaumée de ce dernier diable.
Et à être là, si la préhistoire vous passionne, allez donc voir au deuxième étage, notre ancêtre commun la fabuleuse Lucie découverte en Afrique par le paléontologue Yves Coppens.
                                                                   jjr
                                                                                                      


samedi 10 mai 2014

Isabelet face à fouinarosa






 Isabelet et fouinarosa sont deux mammifères carnivores du monde chimérique.
Localisés pour la plupart dans la forêt du Mauboussin en pays commingeois, cela va de soit, ils sont empreints de malignité et de cruauté.
Malveillant à souhait, ils n'ont qu'une seule idée en tête, effaroucher le genre humain par leurs laideurs et leurs batailles continuelles.
On peut  si l'on aime les sensations fortes, aller à leur rencontre au début de l'automne quand apparaissent au fond des vieux sous bois, les trompettes de la mort à la belle couleur noire qui vire au gris cendré en avançant en âge.
                                                                                                                                         jjr

vendredi 9 mai 2014

Pipe en bois le Gnome

Pipe en bois est un gnome des forêts Commingeoises.
Avec un peu de chance vous pourrez le rencontrer tout près de l’ancienne tuilerie des terres basses.
Il y recherche de petits bouts de charbon pour se nourrir et conserver un teint cuivré, qui nous laisse à penser quand nous l'apercevons qu'il rentre juste de vacances.
Attention toutefois à ne pas vous laisser séduire par son petit sourire narquois, vous pourriez en pâtir sérieusement.
Le gnome est passé maître dans l'art du feu et peu s'il le désire, vous transformer de quelques phrases ensorceleuses en véritable torche humaine.
Quoi-qu' il en soit, si vous passez par là, ne vous approchez pas trop prés du chêne tricentenaire qui jouxte la tuilerie.
Il y a élu domicile.
D’après les dires de mon amie Aline qui le connait bien, il ne mériterait pas d'habiter un lieu aussi magique.
                                                                                                                                           jjr



   

                                                                                                                 


jeudi 13 février 2014

Le Commingeartéoptéryx






                                                                                                  
                                                                                                           

L'Archéoptéryx a été le tout premier fossile découvert avec des plumes bien conservées.
Sa position de plus ancien oiseau fossile reste controversée cent cinquante ans après sa découverte.
La théorie la plus courante de l'histoire évolutive des oiseaux, serait qu'ils descendent pour la plupart des dinosaures de l'ordre des théropodes.
Voila donc la version officielle exposée par les scientifiques et les chercheurs.
Mais, car il y a un mais et comme vous pouvez le constater sur les images ci- dessus, nos montagnes pyrénéennes recèlent encore quelques spécimens de rang inferieur.
 (voir la classification).
Vous pouvez admirer ici un commingearthéroptéryx aux couleurs chaudes tirant sur le jaune, picorant a souhait les baies  d'un buisson murier.
Ce petit dinosaure-oiseaux, d'une longueur inférieure a vingt centimètres possède à la fois les caractéristiques de dinosauriens archaïques et d'oiseaux actuels.
Il est réparti dans des zones bien spécifiques de nos montagnes. Le petit col de Catchaudégué (893m) en Ariège en abrite quelques couples, mais la colonie la plus importante se situe dans les forêts de Laouech, Razecueillé et Peyrelise en haute -Garonne.
Amis des mondes imaginaires à vos appareils photos pour peut être un cliché d'exception, un retour aux sources des origines, un moment d'imagination intense sûrement.
                                                                                                                     jjr
Classification

régne                    animalia
embranchement    chordata
sous embr.           vertebrata
classe                  aves
ordre                  archaeopterygiformes
famille                 archaeopterygidae

Genre
Archaeopteryx
von Meyer,1861

Espéces de rang inférieur

archaeopteryx              lithographica
archaeopteryx              bavarica
archaeopteryx              siemensi
commingeartéopteryx   pyrénéus

lundi 13 janvier 2014

les esprits Volquemaure et noisillon






Volquemaure et noisillon sont deux esprits du monde des livres. Ils sont friands de belles histoires ou chaque idée est soutenue par de belles phrases enivrantes,ou les mots regorgent de finesse.
En pays commingeois, Beaucoup de nos bibliothèques hébergent ces esprits. Il vous suffit de tendre l'oreille pour entendre leur rire aigrelet à la lecture d'histoires savoureuses, ou d' écouter leur verbiage incessant quant ils se mêlent à vouloir commenter un écrit.
Leur présence dans nos rayonnages, est un message d'espoir, ils sont les gardiens de nos imaginaires, de nos échappées dans le monde des voyelles et des consonnes. Ils sont la certitude d'approcher nos convictions, nos espérances, notre désir de vivre libre.Notre devoir de penser par nous même.
Si vous veniez à les rencontrer, sachez qu'ils adorent les mots d'esprit.
                                                                                                                     jjr

dimanche 24 novembre 2013

Flamech pigne de pin



Assis devant le feu, je regarde avec insistance les flammes aux couleurs chatoyantes.
 Elles lèchent sans cesse et goulument la buche de chêne qui crépite de douleur dans l’âtre.
Fasciné par ce spectacle, je laisse la douce chaleur du foyer m'emporter dans une apaisante torpeur.
Je suis pourtant tiré de mon bien être par un craquement plus sec, suivit d'un feulement suspect.
J'ouvre un œil, puis sous le choc les deux .
Une harpie flamech pigne de pain apparait.
Pas du tout apeurée par ma présence, elle ondule au grès des flammes et me fixe de ses yeux globuleux.
Perplexe, indécis sur l'attitude a prendre, je décide de ne pas bouger d'un poil.
 La harpie commence alors un monologue crépitant,mais empreint de chaleur que je vais essayer de vous  retranscrire.





Auprès du feu tu somnole humain,
sans savoir ce que sera demain.
Au coin du feu j'apparais,
pour engourdir tes pensées.
Pour soigner tes idées blessées.
Mais très vite je disparais,
de peur de te réveiller.
Tu pourrais croire en ma venue,
Cette idée m'aurais déplus.
Je suis Flamech pigne de pin,
fille du feu et du destin.
 Tu n'es pas prêts petit humain,
de caresser mes jolis seins.
et connaitre enfin ce que seront tes lendemains. 
                                 jjr
                                                                                                                                                          
                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
                                                                                         
 
                                       
             
                                                                                                        
                                




dimanche 6 octobre 2013

Ampoulosa,la pachamama commingeoise




Dans l'ancien empire Inca, les représentations de la déesse terre étaient très présentes.
La Pachamama  déesse majeure des peuples aymara et quechua, était très souvent remercié pour sa bonté et ses largesses envers les hommes.
Les peuplades commingeoises avaient elles aussi leur pachamama.
Elle portait le nom d' Ampoulosa.
Celle-ci ne représentait pas la terre, mais les cieux et plus particulièrement  la lumière du ciel.
Cette lumière si particulière, si chaude et caressante a la saison automnale, était vénérée par nos ancêtres.
Des rituels lui étaient consacrés, surtout pour les cérémonies d' inhumations ou l'on demandait par de nombreuses incantations a la mère lumière d'éclairer de ses bienfaits l'imagination des défunts, pour qu'ils rejoignent en toute  clarté le pays ou l'incandescence est reine .
Aujourd'hui encore, en terre imaginaire commingeoise, il est de bon aloi d' apporter une offrande a pachamama Ampoulosa.
On peut la découvrir nichée au creux d'un vieux mur de pierres, dans des cavités creusées en pleine terre ou au fond des grottes humides de nos montagnes Pyrénéennes.
Mais pour cela il faut marcher longtemps, les yeux tournés vers la lumière a la recherche de cette inspiration nécessaire a sa rencontre.
                                                                                   jjr


samedi 6 juillet 2013

Le David Criquet









Le David Criquet est un insecte fantastique du pays Commingeois. Ce  solitaire affectionne plus particulièrement   les machines laissées à l'abandon par l'homme. Il y puise son énergie et se régale de multiples tâches de rouille qui recouvrent le métal.
Cette créature est bien connue  de tous et chaque habitant de notre belle contrée n'a qu'un seul désir, trouver le nid d'un David Criquet pour y subtiliser dans le courant du mois de juillet, période de ponte, un magnifique œuf à la coquille d'or, incrusté de nombreuses pierres précieuses.
Ne vous précipitez pas trop vite en terre de Nebouzan pour cette chasse aux merveilles. Ceux qui ont eu la chance de découvrir un tel trésor sont rare et ils partagent tous la même croyance.
Un imaginaire à tout épreuve!
                                                         jjr